Tour de France

 

Cette année, le Tour de France met particulièrement la Bourgogne-Franche-Comté à l'honneur. Après les étapes masculines passant par Nevers, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Dole, Champagnole et Belfort, ce sera au tour du Tour de France Femmes de faire vibrer la région en août avec des étapes reliant Chasseneuil-du-Poitou à Poligny, puis Chambéry à Dijon, avant un départ depuis Gevrey-Chambertin.

 

Une belle occasion de rappeler que derrière chaque échappée, chaque ascension ou chaque sprint se cache aujourd'hui un véritable écosystème de données : géolocalisation, intelligence artificielle, cartographie 3D, météo, puissance développée ou encore analyse prédictive. Le Tour est devenu l'un des plus grands laboratoires mondiaux de la donnée en mouvement.

 

📍 Une course suivie au mètre près

Chaque coureur est localisé en permanence grâce à des balises GPS embarquées.

Ces informations permettent de calculer en temps réel la vitesse instantanée, les écarts entre les groupes, le profil exact d’une montée, la pente restante ou encore les temps estimés d’arrivée.

Ces données sont ensuite croisées avec la cartographie, l’altimétrie, les conditions météorologiques et les historiques des éditions précédentes pour produire les graphiques que l’on retrouve désormais à la télévision ou sur le site officiel du Tour. Depuis plusieurs années, l’organisateur s’appuie sur des infrastructures cloud, des objets connectés (IoT) et de l’intelligence artificielle pour transformer des millions de points de données en informations compréhensibles par le grand public.

 

🤖 L’IA raconte désormais la course

La nouveauté de cette édition est l’arrivée d’une expérience personnalisée développée par Capgemini : « Dans Ma Course ».

Plutôt que d’afficher uniquement des chiffres, l’intelligence artificielle génère un récit adapté aux coureurs suivis par chaque utilisateur. Elle explique pourquoi une échappée se forme, pourquoi le peloton ralentit ou quelles sont les conséquences tactiques d’une attaque, tout en s’appuyant sur les données en temps réel et sur une cartographie 3D.

On ne regarde plus uniquement la course : on la comprend.

 

⚙️ Les équipes roulent aussi grâce aux données

La donnée ne sert pas qu’au spectacle.

Chaque vélo embarque aujourd’hui une multitude de capteurs capables de mesurer la puissance développée, la fréquence cardiaque, la cadence de pédalage, la vitesse, la position GPS ou encore certaines données biomécaniques.

Les directeurs sportifs exploitent ensuite ces informations pour ajuster l’entraînement, la nutrition et la stratégie de course. Les capteurs de puissance, aujourd’hui incontournables dans le peloton professionnel, sont d’ailleurs issus de plusieurs décennies de recherche scientifique.

 

🏭 Des entreprises françaises innovent, et la Bourgogne-Franche-Comté n’est pas en reste

La filière vélo française est particulièrement dynamique sur les sujets liés à la donnée.

Parmi les acteurs les plus connus figure Velco, entreprise nantaise spécialisée dans les objets connectés pour vélos. Ses solutions embarquent géolocalisation, télémétrie, maintenance prédictive, statistiques d’usage ou encore détection de vol grâce à des boîtiers intégrés directement dans les vélos.

En Bourgogne-Franche-Comté aussi, la filière innove. Le plan France 2030 soutient notamment le projet MC2, auquel participe PROTOFORM Bourgogne, pour développer une nouvelle génération de cadres composites destinés à l’industrie du cycle. La région accueille également un tissu industriel reconnu dans les matériaux, la mécanique de précision et les équipements sportifs, autant de compétences qui contribuent au développement du vélo de demain.

 

🌍 Derrière le vélo, la géographie

Le Tour de France est finalement une immense démonstration de géomatique. La localisation des coureurs permet de suivre leur progression, d’analyser le profil des étapes, de prévoir les horaires de passage et de sécuriser le parcours. Ces mêmes données sont également utilisées pour organiser la circulation de centaines de véhicules, coordonner les équipes techniques et produire les cartes interactives consultées par des millions de spectateurs. Sans données géographiques fiables et mises à jour en temps réel, le Tour moderne ne pourrait tout simplement plus être suivi, organisé et raconté de cette manière.

 

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